Conduite autonome : la voiture du futur

Multiplication des taxis et minibus autonomes pour les déplacements entre le domicile et la gare, disparition des véhicules privés du paysage urbain... cette réalité est plus proche que vous ne l’imaginez. Siemens s’emploie par exemple à développer une plateforme de communication permettant d’échanger des données entre les automobiles et l'infrastructure routière. Plusieurs projets pilotes seront lancés à brève échéance.

Il y a fort à parier que d’ici 20 ans, très peu d’automobilistes conduiront encore eux-mêmes leur voiture. Les véhicules autonomes seront devenus la norme, grâce à une connexion permanente entre l’ordinateur de bord et l'infrastructure routière et à la transmission digitale en temps réel de toutes les informations concernant le trafic vers le système de contrôle de la circulation.

  

Il est évidemment difficile de prédire exactement quand ce scénario se réalisera. Mais une chose est sûre : les voitures autonomes sont appelées à jouer un grand rôle dans notre mobilité future. La technologie étant arrivée à maturité, la situation peut évoluer de manière très rapide – et disruptive.

  

Le plus gros challenge : transmettre les informations de sécurité aux véhicules

L’industrie automobile s’emploie aujourd'hui à effectuer la transition du niveau deux ou niveau trois. Pour l’y aider, Siemens développe actuellement une plateforme de communication (Central Management System) permettant à l’infrastructure routière (via des Road Sign Units) d’échanger des données de circulation avec les véhicules en une fraction de seconde, par exemple pour signaler un accident ou des travaux sur la voie.

   

Les données relatives à la circulation seront collectées et gérées par les services de la ville et les centres de trafic. Mais les sociétés de transports publics pourront également être impliquées, de manière à rendre leurs services plus concurrentiels et attractifs. C’est ainsi que Siemens prépare déjà aujourd'hui un projet pilote avec les chemins de fer allemands.

   

Transports publics sans conducteur

Des villes comme Singapour et Berlin envisagent également le recours à des transports publics sans conducteur pour prévenir la prolifération des voitures privées autonomes. Des (mini) bus autonomes seraient une solution idéale pour couvrir le dernier kilomètre entre le domicile et le métro sans conducteur. La mission des pouvoirs publics s’en trouvera forcément modifiée. Ils devront par exemple coordonner les transports publics sans conducteur et éventuellement remplacer les itinéraires fixes par un système de bus à la demande. Mais aussi installer des bornes de chargement, car les transports de demain circuleront à l’énergie électrique.

   

De nombreux avantages

Toutefois, ces efforts seront largement récompensés, car les avantages des véhicules autonomes sont nombreux : élimination des embouteillages et de la pollution liée au trafic, réduction des accidents de la route, désencombrement des voiries suite à la disparition des voitures stationnées... Bref, plus de tranquillité et une meilleure qualité de vie.

LOOP : des voitures autonomes intelligentes qui ne doivent plus jamais stationner

La voiture autonome qui vous amène de chez vous à la gare, par exemple, a déjà été imaginée par Frederik Vanden Borre, dont Siemens sponsorise le projet LOOP.

   

Cet étudiant au Royal College of Art de Londres a conçu une voiture sans conducteur en libre-service qui sillonne la ville en permanence. Il suffit à l’utilisateur d'indiquer sa destination à l’ordinateur de bord. La voiture n’ayant plus besoin de stationner longtemps, la ville peut réduire drastiquement le nombre d’emplacements de parking et libérer ainsi l’espace public.