Comment financer l’efficacité énergétique ?

Obtenir des fonds pour financer des projets énergétiques reste une difficulté majeure pour de nombreuses entreprises. Cette transition écologique nécessaire est en effet coûteuse. Focus sur les solutions proposées pour la financer dans la durée.

Gérer et surveiller efficacement ses systèmes de chauffage et de ventilation, entretenir régulièrement ses refroidisseurs d’eau glacée, récupérer la chaleur perdue, planifier l’utilisation de ses machines... Il existe de nombreuses solutions pour réduire sa consommation d’énergie de façon considérable et rendre ses installations plus respectueuses de l’environnement. Mais les entreprises ne disposent souvent ni des ressources et du temps, ni de l’expertise appropriée pour redéfinir leur stratégie de rationalisation et d’optimisation énergétique tout en minimisant l’impact sur leurs activités.

 

Pour les organisations, l’enjeu est donc double. Elles ont, d’un côté, obligation de réduire leur impact environnemental et de diminuer drastiquement les coûts énergétiques pour améliorer leur compétitivité. De l’autre, il leur est nécessaire de moderniser leurs infrastructures énergétiques vieillissantes tout en ayant, parfois, des besoins accrus en énergie en cas d’extension de lignes de production ou encore pour pallier certains changements climatiques (notamment dans les datacenters l’été).

Modernisation de campus tertiaires et de grands sites industriels

Des travaux coûteux et de longue haleine qu’il est judicieux de financer dans la durée, d’autant plus qu’ils génèrent des économies récurrentes qui peuvent surpasser un financement bien calibré. C’est sur ce principe que repose par exemple l’« Energy Efficiency as a Service », développé par Siemens et proposé aux entreprises qui souhaitent avoir un impact majeur sur leur consommation énergétique et leur empreinte carbone (approche réservée à des améliorations de sites industriels, campus tertiaires ou encore datacenters ayant au minimum 1 million d’euros de facture énergétique annuelle). Ce type de contrat a déjà permis de financer d'importantes modernisations de campus tertiaires ou de grands sites industriels dans les industries agroalimentaire et pharmaceutique.

 

Vendu sous la forme d’un service et non pas sous la forme de fourniture ou d’installation d’équipements au sein d’un projet, ce contrat de service fournit aux entreprises un moyen systématique, basé sur les OPEX (dépenses d’exploitation), d’améliorer la performance de leurs sites et process industriels, d’assurer la conformité et de gérer les risques. Ce type de contrat offre aux clients la possibilité de ne pas avoir sur leur bilan les actifs générant les économies d’énergie. 

Un engagement entre deux parties et une prise de risque partagée

« Les entreprises ont souvent une capacité d’investissement limitée, explique Zakaria Jghab, Directeur commercial Siemens Financial Services. Un contrat de services est moins contraignant, car il s’inscrit dans les charges. Les entreprises ménagent ainsi leur capital tout en menant des actions de rénovation énergétique qui génèreront, à terme, des économies significatives ».

 

En pratique ? Un seul contrat incluant financement, services d’économie d’énergie ou réduction des émissions de de CO2 et garantie de performance complète, tout en respectant des temps courts de retour sur investissement (typiquement 2 à 6 ans). Le contrat permet aussi d’inclure différents services de manière flexible, pour les opérations des équipements, leur maintenance et réparation, le suivi à distance de la performance ou encore la mise à disposition d’une interface digitale donnant accès aux données de performance et d’énergie.

Un contrat de services est moins contraignant car il s’inscrit dans les charges. Les entreprises ménagent ainsi leur capital tout en menant des actions de rénovation énergétique qui génèreront, à terme, des économies significatives 
Zakaria Jghab, Directeur commercial Siemens Financial Services

Un partenariat est un engagement entre deux parties et une prise de risque partagée, le prêteur prenant à son compte tous les risques liés à l’exécution du projet et au suivi contractuel des économies. La transition énergétique ne s’opèrera pas sans solutions innovantes. À chacun d’apporter sa pierre à l’édifice.

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