Gilles Réguillon, l’homme à l’origine du projet ASF 4.0

Pour Siemens Stories, Gilles Réguillon nous confie la recette qui a fait émerger le nouveau projet d'usine de fabrication de chaussures de sport à Ardoix, en Ardèche. 

Derrière des avancées et innovations technologiques, il y a toujours des hommes. Projet intégrant le savoir-faire des métiers du textile et de la chaussure avec les techniques de pointe d’automatisation de l’industrie, ASF 4.0 n’aurait pas vu le jour sans la volonté de plusieurs entrepreneurs (Chamatex, Groupe Zebra, Siemens, Salomon, Babolat, Millet,…). Et notamment sans la vision et l’ambition de Gilles Réguillon, président de Chamatex Group. 

Produire 15 000 paires de chaussures de sport en 2021 puis 400 000 par an à l’horizon 2024 à Ardoix, petit village situé en Auvergne-Rhône-Alpes. Tel est l’objectif annoncé d’ASF 4.0 (Advanced Shoe Factory 4.0). L’usine ultra-moderne, dont la construction est sur le point de s’achever, est située tout près de celle de Chamatex Group, créateur, fabricant et producteur de textile depuis 1980. A la tête de Chamatex Group, Gilles Réguillon, qui, après avoir travaillé chez Seb puis fondé Hurrycat, société d’accessoires pour cycle, a développé le département tissus techniques de la marque avant d’en prendre la direction générale puis de la racheter, en 2011. 

 

Sous sa houlette, Chamatex Group s’est progressivement transformé et est aujourd’hui composée de trois sociétés :

  • Chamatex, spécialisé dans le tissu technique, d’ameublement et de sport
  • Rocle, expert dans le tissu d’ameublement et de la santé
  • ASF 4.0, spécialisé dans la fabrication de chaussures de sport (lire l'article)

L’automatisation au cœur du projet 

Un groupe industriel de 150 salariés (et près de 40 millions d’euros de chiffre d’affaires), proche de ses clients et en quête de constantes innovations grâce à un fort investissement dans la R&D. Comme en témoignent la fabrication de masques pour les sportifs par Rocle et commercialisés par Salomon ou bien encore celle d’un textile breveté « Matryx® » codéveloppé avec Groupe Zebra et Babolat. Salomon, Groupe Zebra, Babolat et Millet, des partenaires tous devenus actionnaires (avec également Millet) du nouveau projet ASF 4.0. 

ASF 4.0 est un projet collectif. Nous ne créons pas une usine qui va fabriquer pour des clients, nous cocréons une usine pour pouvoir fabriquer des chaussures de sport et relocaliser cette production sur notre territoire. 
Gilles Réguillon

Un projet également porté, et dès le début des discussions, par Siemens, leader dans l’automatisation, qui a développé et adapté spécifiquement pour l’usine un logiciel de supervision des lignes automatisées, connectées les unes avec les autres et de collecte des données d’analyse. « Il faut que la chaussure ait un prix compétitif, ajoute Gilles Réguillon. Et pour avoir une usine compétitive en Europe, nous avions besoin de cette automatisation apportée par Siemens ». Siemens, qui finance également 1,6 millions d’euros d’investissement en équipements industriels, grâce à sa branche Siemens Financial Services, sous forme de leasing. 

Proximité, réactivité et prise de risque

« Avec Siemens et Groupe Zebra, nous avons ainsi construit les grands contours de ce projet et nous l’avons ensuite proposé à de grandes marques, continue Gilles Réguillon. Salomon a été le premier à y croire, y voyant de la proximité, de la réactivité, et un entrepreneur prêt à prendre des risques. Ainsi, grâce à l’automatisation de Siemens, au savoir-faire dans la chaussure de Salomon et aux connaissances industrielles de Chamatex Group, nous avons compris, tous ensemble, qu’il y avait une place pour relocaliser la production en France. »

Le premier ingrédient, c’est d’y croire. Si on ne veut pas renverser la table, changer notre business model et réinventer l’industrie avec les outils d’aujourd’hui, je pense que l’on est mort demain. 
conclut Gilles Réguillon.

Une volonté commune qui devrait permettre l’embauche de 50 salariés sur le site d’Ardoix ainsi que la fabrication de 400 000 paires de chaussures par an d’ici 2024 pour Salomon, Babolat, Millet mais pourquoi pas, également, pour d’autres marques de l’univers de la chaussure de sport souhaitant rejoindre cette aventure collective. 

 

Une rencontre entre personnes et dirigeants qui ont osé prendre des risques pour porter une ambition d’innovation et de relocalisation en combinant le meilleur de leur savoir-faire. « Le premier ingrédient, c’est d’y croire, conclut Gilles Réguillon. Si on ne veut pas renverser la table, changer notre business model et réinventer l’industrie avec les outils d’aujourd’hui, je pense que l’on est mort demain. »

Avril 2021

Aventure ambitieuse mais pas impossible que celle de produire des chaussures de sport en France. Elles est portée par plusieurs grands noms de la chaussure et du sportswear associés à Chamatex, spécialiste des tissus techniques, au Groupe Zebra, cabinet d’innovation & design et à Siemens.

Découvrez toute l'histoire au travers de plusieurs Stories :

 

Article #1 : Gilles Réguillon, l'homme à l'origine du projet ASF 4.0

Article #2 : ASF 4.0 une vision commune de la relocalisation de la production

Article #3 : Produire des chaussures de sport en France : pari réussi d'ASF 4.0

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